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23/01/2016

La Légende des Glaces (!)

      Salut  à vous, braves et fidèles lecteur de ce blog ! Je me présente : mon nom est (aux dernières nouvelles) Mayeul, dit «le Suprême». En ce jour, profitant d'une minute d’inattention chez l'auteur de ce blog, je prends le contrôle de cet endroit le temps d'une note (vous allez enfin avoir un contenu plus où moins potable).

     La Légende des Glaces est un projet qui me tient un cœur depuis une bonne année et demi. Basiquement, cette chose (je ne vois pas d'autre nom pour désigner cela) était censé être une courte nouvelle de 5 ou 6 chapitres... Aujourd'hui, je sens plutôt venir le monstre de trente chapitres. L'idée en est venue en admirant une énième fois le paysage du lieu de mes vacances (qui se trouve être, par un étrange hasard, le même que pour le responsable de ces pages...), c'est à dire une vallée de la noble province du Tyrol (Autriche).

     Pour vous introduire dans l'univers, ce récit traite de scouts, de voyage dans le temps (impliquant des noms compliqués de physiciens russes, comme Novikov...), de l'age de bronze, d'une maléfique puissance extra-terrestre et enfin du Tyrol (et de la montagne en général).

     Sur ce, voyant le noble administrateur de cette poubellecorbeille revenir d'un pas alerte, je me dépêche de conclure, en vous laissant avec le premier chapitre de la Légende des Glaces :

 

Chapitre 1 : Le portail

      Une petite vallée encaissée et boisée, entouré de sommets dégarnis, rocailleux et enneigés pour la plupart. Encore embrumée dans le matin tout gazouillant. Toutefois, on entend une légère altercation…
      - A gauche, je te dis ! Maintenant il faut qu’on monte.
     - Mais t’as pas vu ce chemin improbable, on va se retrouver perdus en pleine forêt. J’ai pas envie de passer l’été à essayer de survivre dans un coin perdu.
      - C’est clairement là, le col est juste dans la vallée au dessus, regarde un peu la carte.
      - Mais le village est indiqué par là !
      - C’est normal, nous on y va en passant par ce col.
      - Explique-moi l’utilité de monter pour redescendre…
      - Parait-il, cette vallée est splendide.
      - Boah, ici toutes les vallées se ressemblent.
      - Tu n’a aucune poésie.


      Un groupe de plus où moins sept jeunes de plus où moins 17 à 12 ans, à l’habillement étrange, beige, incluant un splendide chapeau de type communément appelé quatre-bosses hésite sur un chemin forestier au niveau d’un embranchement. Ils semblent divisés environ en deux partis, chacune semblant opter pour une direction.
Dans le camp du sentier sinueux et rocailleux serpentant dans la forêt, apparemment dans la bonne direction : Harold, ainé, chef du groupe même s’il n’en a pas forcément le physique (soyons francs, il est petit), commence à s’énerver sous son scalp bouclé. Aymeric, 15 ans, maigrichon, binoclard et cheveux en pétards, interroge la carte, n’hésitant pas à utiliser la torture pour arracher des informations à ce pauvre instrument, et questionne également la boussole, sait on jamais, boussole qui hésite entre deux directions opposées pour situer le nord (tient, elle commence se faire vieille). Célestin, 16 ans, blond et pâle porte actuellement ce qui devra faire office de déjeuner au pittoresque ensemble, ce qui donne toute une légitimité.
Prenant parti pour rester sur le large et rassurant chemin, Christian, fidèle second du Chef, soutient les trois plus jeunes de la patrouille : Thibault, 14 ans cuisinier de la bande, aimant préparer la nourriture et surtout l’ingurgiter. Pierre-Lou, 13 ans, estime que s’ils prennent le chemin de gauche, ils vont monter, et ça va être fatiguant (oui, il est parfois surnommé Perspicace-Boy, en raison de sa capacité à prononcer des évidences), et enfin, Bernard, un minuscule bonhomme de 12 ans, dérogeant à la règle du réglementaire 4-bosses, mais portant un splendide bob, dont il ne se sépare jamais, ce qui lui vaut le délicieux surnom de 1-bosse, ou même de BobMan.
Au final, le camp du sentier sinueux, disposant du seul maitre à bord après Dieu, du topographe officiel et de la nourriture, finit par l’emporter et notre charmant groupe commence à grimper le sentier dans la forêt, le long du Treppebach, petit torrent coulant au fond de la Treppetal, depuis le glacier de Treppeferner, que domine le Treppejoch, son objectif actuel. Le C.P. (chef de patrouille), marche en tête, porteur d’un fanion bleu ciel aux bordures brunes. Sur un coté, il porte un chamois brun, et sur l’autre face, est inscrit « vers les hauteurs ». J’imagine que vous l’avez compris, il s’agit bel et bien d’une authentique patrouille scoute, en exploration dans la vallée tyrolienne de l’Ölztal.

      Cette charmante patrouille du Chamois, puisque Chamois il y a, atteint la limite des arbres et débouche sur une vallée glacière. La végétation devient rase. Le fond de la vallée est plat et le torrent se divise en de nombreux bras pour former un terrain marécageux. Dominant le tout, à l’altitude où la végétation n’est plus qu’un souvenir, une grande masse blanche remplit toute la vallée. Harold ne peut s’empêcher de dire :
      -Je vous l’avais bien dis, voilà le glacier ! Nous devrons le contourner par la droite pour monter vers le col.
      - C’est haut, on ne pourra jamais monter ça ! s’exclame Pierre-Lou.
      - On pourrait peut-être déjeuner ici ? émet Thibault
      - Non, on devrait monter encore quelques centaines de mètres… réplique Aymeric, faisant encore parler la carte.
      C’est aussitôt un véritable déchaînement…
      - On est crevés !
      - Vous allez nous tuer, à nous faire marcher comme des forcenés !
      - C’est facile pour vous, les grands !
      Le club des trois petits exige de faire la pause déjeuner ici et maintenant, sous l’œil amusé des « grands ».
      - Nous avons les moyens de vous faire marcher ! s’exclama Célestin.
      - Passe-moi le déjeuner, Célestin. dit Christian avec sourire en coin.
      Comprenant ses plans, Harold ne peut s’empêcher de dire :
      - Oh non, pas ça !
      Prenant le déjeuner, Christian se met à courir en gueulant :
      - Personne ne peut rattraper un Noir qui court !
      J’avais peut-être oublié de mentionner, laissant au principal intéressé le soin d’y procéder, que Christian est de couleur… chocolat, comme aime souvent le remarquer Thibault, avec une lueur gourmande dans l’œil (comme quoi, les cannibales ne sont pas toujours ceux qu’on croit).
Trois cent mètres plus haut et un peu après ce départ foudroyant, notre patrouille arrive exténuée au sommet du splendide rocher où Christian est en train de déballer la nourriture.
Bernard a l’air de vouloir entamer une protestation indignée mais, étant à moitié en train de cracher tripes et poumons, sa tentative n’obtient pas l’effet escompté et il finit par se laisser tomber sur le dos.
Avec un air narquois, Christian leur lance à tous :
      - Eh bien, vous voyez, ce n’était pas si dur que ça, c’était même très facile !
      Six regards noirs lui font comprendre qu’il vaut mieux faire profil bas dans ce genre de situation.
Pendant le déjeuner, acheté dans le petit village près duquel leur troupe campe, Célestin demande à Harold :
      - On dort où ce soir ?
      - A Bretzelthai, juste de l’autre coté du col, si on arrive assez tôt, il y aurait un truc assez intéressant à visiter, Ölzi-dorf : une reconstitution d’un village de l’âge de bronze. On devrait y arriver dans combien de temps, Aymeric ?
      - Si tout va bien, vers 17 heures, lui répond l’intéressé.
      - Ce truc de l’âge de bronze, c’est parce qu’on a retrouvé il y a une vingtaine d’année un cadavre d’époque surgelé dans un col du haut de la vallée, parfaitement conservé.
      - BRRRrrrr, ça fait froid dans le dos ton truc, lui répond Célestin.
      Aymeric, sortant la boussole dit :
      - Elle a fait son temps, elle : regardez, elle indique carrément le glacier. A moins qu’on soit dans la mauvaise vallée, elle donne l’opposé de ce qu’elle devrait.
      - Eh bien, on saura qu’il faut inverser les résultats…


* * *


      Le groupe commence à prendre de l’altitude, et domine légèrement le glacier. Christian dit calmement :
      - Il commence à faire froid. Ma constitution biologique n’est pas adaptée aux grands froids.
      -Tu gagnes un point Godwin, grâce à tes propos auto-racistes dans une motivation trollesque! s’exclame Aymeric.
      Le sentier particulièrement rocailleux est par endroits recouverts de névés. Ils auraient bien du mal à se repérer sans les marques rouges et blanches balisant le chemin. Sous leurs pieds, s’étend la masse du glacier, et on voit, à son sommet, le col. Aymeric s’arrête souvent pour regarder le glacier, comme fasciné.
Au sortir d’un névé, Bernard essaye de passer avec difficulté une haute marche. Célestin se retourne alors, et d’un ton particulièrement louche, lui déclame :
      - Viens par ici mon petit Bob, j’ai des bonbons pour toi dans ma poche.
      Pris d’un instinct de survie légitime, Bernard recule soudainement, et ce faisant, se casse la tronche dans le névé, pousse un long cri, et finit sa course sur le glacier.
La suite est un peu confuse. Selon toute évidence, Célestin essaie de rattraper Bernard, tombe avec lui, accroche au passage Pierre-Lou, qui lui tient compagnie dans sa chute, tandis que Thibaut, en voulant éviter de les rejoindre fait un pas de travers, ce qui a l’effet inverse de celui escompté, tombe sur Aymeric et le tire de ses rêveries, à temps pour lui permettre de se métamorphoser en luge sur laquelle Thibaut dévale à son tour la pente.
      Heureusement pour eux, une couche épaisse de neige, accumulée sur des mois, leur sert de matelas. Ils en sont à se relever un peu contusionnés quand Harold arrive prudemment, répétant en boucle :
      - Ah quels maladroits, ah quels galériens !
      Suivi de près par un Christian hilare, s’amusant à glisser sur la neige. En arrivant, le digne chef de patrouille leur demande :
      - Vous n’avez rien ?
      Ce à quoi PerspicaceBoy, entrant en action, répond :
      - Ouais, ça va, mais on est tombé.
      - Oui, j’avais cru remarquer.
      - C’était quand même une chorégraphie assez bien exécutée que vous nous avez offerte, là haut. L’enchainement était parfait.
      Pendant ce temps là, Aymeric sort sa boussole de sa poche, il l’observe comme s’il ne l’avait jamais vu.             Célestin lui lance, d’un ton sarcastique :
      - Je ne crois pas qu’on a besoin d’une boussole pour savoir où se trouve le chemin…
      Aymeric l’ignore superbement, et apparemment, remonter sur le chemin n’est pas son objectif immédiat, car il se met soudain à marcher à grandes enjambées, dans la direction opposée à celle du sentier. Célestin voit cela d’un regard intrigué, puis il ne le voit plus du tout :
      - Euuh, Harold, je crois qu’on a un problème…
      - Quoi donc ?
      - Aymeric vient de disparaitre juste sous mes yeux.
      - Hein !? Mais ce n’est pas vrai !
      - Il était juste là quand ça s’est produit…
      Tous se rendent sur les lieux du phénomène. Ils y découvrent une explication logique à la chose : un splendide trou en forme d’Aymeric révèle, au travers de la couche de neige, un passage vers…
      - Oh purée, une crevasse !
      - Il est tombé dedans… ne peut s’empêcher de dire Pierre-Lou.
      - Ah, quel maladroit ! ajoute Thibault.
      - Oh toi, n’en rajoutes pas une couche, lui réplique Harold.
      C’est alors que la voie lointaine et déformée d’Aymeric parvient à leurs oreilles :
      - Les gars ?! Vous êtes là ?
      - Oui on est là !
      - Tu vas bien ?
      - Ouais, mais je crois qu’il faudrait que vous me rejoignez, c’est assez intéressant…
      - T’es vraiment sur ?
      - Ne vous inquiétez pas, je vois un passage pour remonter facilement…
      Tous alors descendent les uns après les autres, intrigués. Au fond de la crevasse, c’est un merveilleux spectacle, ils découvrent une véritable cathédrale de glace, sculptée par le temps, et éclairée au travers de quelque faille… Au centre de cet endroit, trône un imposant portail de pierre. Un portail apparemment sans raison d’être, sans muraille, sans porte. A son pied, ils retrouvent Aymeric. Celui-ci marmonne…
      - Incroyable, tout concorde… Ah ! Vous êtes enfin là vous ! S’apercevant enfin de leur présence.
      - C’est quoi ce portail ?
      - Je ne sais pas vraiment, il y a des inscriptions dessus…
      En effet, l’arche de pierre est recouverte de runes :



      - Wtf ! C’est quoi ce truc ?
      Etrangement, toute la patrouille semble fortement attirée par le portail… Voilà Harold qui le traverse, et tous les autres le suivent, les uns après les autres, intimidés, pourtant ce portail ne semble rien avoir d’étrange… Aymeric hésite, mais, prenant sa respiration, il va à la suite des autres. L’aiguille de la boussole fait un demi-tour sur elle-même, indiquant fixement l’arche. Il se retourne. L’air, au niveau du portail, se trouble, puis redevient calme… Il murmure :
      - Bon là ça commence à devenir bizarre. N’inquiétons pas les autres…
      - Tu avais vu un passage ?
      - Yep, ça remonte par là en pente douce…
      Notre charmante patrouille s’engage alors dans une caverne sombre, où s’entendent de sinistres craquements, donnant l’impression d’un glacier vivant… Après de nombreux dérapages collectifs et incontrôlés, voila que le passage est obstrué par une épaisse couche de neige. Après que Bernard ait eu l’idée d’enfoncer son doigt dans la voute blanche, tous eurent l’occasion d’admirer le ciel bleu juste au dessus d’eux, ainsi que de profiter du rafraichissant manteau blanc dont ils furent recouverts… Ils apprécièrent assez peu la deuxième opportunité :
      - Mais tu n’es pas malade ? A cause de toi, on va risquer l’hypothermie…
      - Et on ne va jamais nous retrouver !
      - Rooah ! Ca va, si on peut plus s’amuser un peu…
      - Les gars ?
      - Oui ?
      - Je crois qu’on a un autre problème pour le moment : on doit retrouver le sentier si on veut arriver à       l’heure à Bretzelthai, et on a un obstacle… de taille.
      Effectivement, les flancs rocailleux de la vallée, où passait le sentier, sont recouverts d’une épaisse couche de neige, nivelant chaque rocher, chaque aspérité…
      - What ? Comment il a pu neiger ? On est resté 20 minutes en bas tout au plus. Il faisait grand beau temps, et apparemment ça n’a pas changé…
      - Comment on va faire pour retrouver le sentier maintenant ?
      - On ne pourra jamais passer le col.
      Sentant le désespoir monter dans sa patrouille, Harold commença à rétablir l’ordre :
      - On n’a plus le choix, Bretzelthai est le village le plus proche, et pour y aller, il faudra passer ce col, d’ailleurs… on est plus haut que là où on était avant… vraiment, beaucoup plus haut… c’est plutôt étrange…
      - Un problème à la fois, reprit Aymeric, pour l’instant on doit réussir à atteindre ce maudit col comme on peut…


* * *


      La patrouille peine dans la neige, s’enfonçant profondément… sauf Bernard qui tout léger, parvient à se mouvoir assez facilement…
      - Je vous attendrais à Bretzelthai… Je crois que j’aurais le temps de trouver un lieu pour dormir, et de manger une bonne demi-douzaine de saucisses…
      - J’ai les pieds gelés, gémit un Thibault congelé malgré sa petite couche de graisse protectrice…
      - Courage, le col est juste au dessus, lui lance Aymeric, d’ailleurs, je crois que Bob y est déjà.
      Effectivement, Bernard debout entre les deux vallées, regarde de l’autre coté du col, d’un air absent. Il interpelle les autres :
      - Euuh, Aymeric ?!
      - Voui ?
      - Ton Bretzelthai, il est censé être juste en dessous, non ?
      - Normalement, oui…
      - Et il est censé ressembler à quoi ?
      - Je ne sais pas, moi, à un village tyrolien… Quelques fermes une église, des chalets, lui répond un Aymeric intrigué, pourquoi ?
      - Parce que c’est pas du tout ce à quoi ressemble le village que je vois…
      En effet, toute la patrouille peut maintenant admirer un village traversé par un torrent, constitué de quelques cabanes, aux murs fait de rondins, d’entrelacs de branches recouverts de torchis, et aux toits de chaume… Donc pas vraiment un village typiquement tyrolien du XXIème siècle.
Mais en soi, ce n’est pas ce village qui interpelle le plus notre patrouille du chamois.
Ce serait plutôt le vol de dragons aux écailles flamboyantes, qui remontent majestueusement la vallée, tous sellés bridés, chevauchés par des hommes…
Vraiment pas du tout typiquement tyrolien.

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15/01/2016

Minute geek : Wikipedia fête ses 15 ans

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Créée par Jimmy Wales et Larry Sanger le 15 janvier 2001, l'encyclopédie en ligne la plus connue du monde n'a cessé en 15 ans d'étendre son réseau à travers le monde. En 2014, c'est le sixième site le plus fréquenté.

N'importe qui peut s'y inscrire pour créer et modifier des articles : ceux-ci, néanmoins, sont soumis à des critères extrêmement stricts et la relecture des plus anciens membres est généralement sans indulgence, comme le Ministère de l'Intérieur vient de l'apprendre.

Pour plus d'info, je vous encourage vivement à consulter... la page wikipédia.

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28/12/2015

Minute geek : les Daleks

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Cela fait, le 28 décembre 2015, 52 ans que les Daleks cherchent à exterminer le Docteur et ses compagnons de voyage.

Créature à tentacules vivant dans une armure de métal, le Dalek est un extraterrestre récurrent des deux séries Doctor Who (1963 et 2005).

Bien qu'ils prétendent avoir atteint leur degré d'évolution finale, les Daleks ne cessent de gagner en puissance et en violence durant les 34 saisons existantes (à ce jour). Notons toutefois que leur apparence, leur voix et leur fameuse mantra "exterminate" restent étonnamment similaires en 52 ans.

Leur histoire se confond presque avec l'origine de la série : c'est le 28 décembre 1963, dans le 5ème épisode diffusé sur la BBC, qu'ils apparaissent pour la première fois. Dans les développements récents, les Daleks semblent avoir été les principaux adversaires des "Seigneurs du Temps", la race alien dont le Docteur est le dernier représentant, lors du conflit appelé "Guerre du Temps". 

Loin de les détruire, les exterminations successives qu'ils ont subies n'ont fait que renforcer leur haine du Docteur.

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11/12/2015

Quel genre de manipulateur êtes-vous ?

Parce qu'il existe beaucoup de sites internet pour savoir à quel genre de manipulateur vous faites face, mais très peu - en fait, je n'en ai jamais vu - pour savoir quel genre de manipulateur vous êtes. Or, nous sommes tous le manipulateur de quelqu'un. Pas besoin d'être le pervers dont les émissions de télé nous dressent un portrait flippant, genre "Dans les Yeux d'Olivier". Nous sommes, en permanence, en train d'essayer d'obtenir des autres quelque chose qu'à priori il ne veut pas nous donner : dire "s'il vous plait", c'est déjà manipuler. Ce n'est pas nécessairement mal en soi. Mais on tombe vite dans le chantage affectif... Et personne n'est à l'abri ! Regardez simplement votre mur facebook (ou demandez à quelqu'un de vous montrer le sien si Dieu vous a préservé d'y mettre les pieds). Vous verrez presque certainement un message du type: "plein de gens se battent contre le cancer de la prostate. Le prochain pourrait être toi. 99% des gens ne partageront pas cette image, je vais rapidement savoir si tu as des couillesdu courage et/ou si tu es mon pote".

Avis à tous les facebookers, en partageant ce type de statut, vous avez une tolérance à la manipulation par le chantage affectif - vous en avez été victime, et vous le propagez à votre tour. Et pour briser ce cercle vicieux la solution est en vous !

Heureusement, à moins d'être un psychopathe, il est toujours possible de se corriger ; à condition de se connaître. Quel type de manipulation êtes-vous susceptible d'exercer sur votre entourage ? Je reprends comme base (parce que c'était un délire entre pote au départ) l'article paru dans psychologie.com "Ne vous laissez plus manipuler !" en inversant le point de vue :

Ne manipulez plus... les autres !

L’éternelle victime

Est-ce qu'on vous a déjà fait remonter que vous vous plaignez tout le temps ? Y compris vis-à-vis de personnes qui, au final, n'y peuvent rien du tout ? Si oui, posez-vous la question : ne suis-je pas en train d'essayer d'obtenir quelque chose de mon entourage, de l'affection et de l'attention, en essayant de me faire plaindre ? Sérieusement, c'est une question qui mérite d'être posée !

Vous sentez-vous délaissés par votre entourage ? Avez-vous des difficultés à entrer en communication avec eux, pour utiliser cette stratégie de contournement ? Parlez-en à votre entourage, essayez de comprendre comment vos plaintes cherchent à utiliser le sentiment de culpabilité qu'elles engendrent.

Ce sentiment de culpabilité est-il justifié ? Ont-ils à se sentir coupables de vos malheurs ? Prenez-vous le temps de les écouter à votre tour, de savoir si, par hasard, leur vie n'est pas encore plus pourrie que la votre ? Il n'y a rien de pire que la fille qui appelle un copain qui vient de perdre son père pour se plaindre de la mort de son poisson-rouge ! Essayez d'équilibrer, et relativisez vos malheurs...

Le cadeau piégé

Moyen de manipulation utilisé en plus haut lieu, puisque c'est par ce biais que les super-puissances mondiales s'achètent les pays en voie de développement. Une petite remise de dette ? Allez hop ! C'est un mode de fonctionnement très politique basé sur le don/contre don. Voir pour cela l'Essai sur le don de Marcel Mauss.

L'idée: rendre l'autre redevable, induire un sentiment de dépendance du receveur par rapport au donneur. C'est typique des parents qui exigent de leurs enfants quelque chose, sous prétexte qu'ils ont changé leurs couches. Si vous avez ce travers, lorsque vous faites un cadeau, vous pouvez par exemple développer la sensation de l'avoir mis sur une liste : il est dans votre réseau comme dans une toile d'araignée. Vous l'activerez selon votre bon plaisir. Indice : vous êtes incapable d'oublier quels sont les cadeaux que vous faites autour de vous. Si c'est le cas, soit vous n'en faites peut-être pas assez, soit ils occupent une place dans votre esprit qu'il faudrait peut-être ajuster...

Apprenez donc la gratuité: offrir quelque chose sans attendre d'autre récompense que celle de savoir que vous faites le Bien. Vos enfants ne vous rendront peut-être pas ce que vous leur avez donné, mais vous avez sûrement aussi reçu d'ailleurs quelque chose que vous n'avez pas pu rendre. C'est à cette gratuité que l'on reconnaît les germes du Royaume de Dieu dans une société, dans un groupe, dans une famille. Vous pouvez demander une grâce d'oubli. Et si vous voulez faire un cadeau à quelqu'un mais que vous n'êtes pas sûr d'être dans la gratuité, offrez-le lui... sans jamais qu'il ne sache que le cadeau venait de vous! Méditez l'évangile (Matthieu 6,3) : "quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite"!

Le sauveur

Un moyen que j'ajoute par rapport à la liste de psychologie.com, qui ne ressort pas chantage affectif, mais qui me paraît suffisamment courant pour être évoqué... L'astuce implique de faire croire à l'autre qu'il se trouve face à un problème qui ne sera résolu que grâce à vos conseils. Ce n'est pas par culpabilité que le manipulé va se mettre à nous écouter, mais par intérêt personnel.

Première étape : convaincre l'autre qu'il est face à un problème. Deuxième étape : montrer qu'il ne trouvera pas seul la solution. Troisième étape : apporter la solution. Exemple: "Vous êtes sûr que vous voulez sortir ce soir? Il pleut des cordes! Vous allez prendre froid! Ça va être désagréable!" et une fois que les autres sont bien convaincus que leur soirée est à l'eau : "Ce que je propose, puisque personne n'a d'idées, c'est qu'on regarde un épisode de Doctor Who bien au chaud en mangeant une pizza". 

Le sauveur peut aussi apporter des solutions à des problèmes plus ou moins imaginaires pour le rendre débiteur. Dans ce cas, on est proche du "cadeau empoisonné", le cadeau étant la solution apportée. Là où cette stratégie a du succès, c'est qu'en résolvant les problèmes de l'autre, vous le rendez directement dépendant de vous. Le manipulé peut aller jusqu'à croire qu'il ne peut plus se passer de vous. Vous entrez dans une manipulation de long terme et ça va être dur pour vous d'arrêter parce que votre victime elle-même va être en demande de manipulation! Cercle vicieux où victime et coupable s'entretiennent...

Que faire contre cela ? Essayez de passer de la deuxième personne à la première. Non plus "vous allez prendre froid" mais "je ne veux pas prendre froid". Non plus "vous avez envie" mais "j'ai envie". La personne qui manipule projette sur les autres ses propres intérêts parce qu'elle est persuadée que si elle les exprime directement, ils ne seront pas respectés. Apprenez à exprimer vos désirs sans détour, à faire confiance... et à renoncer un peu à votre petit désir personnel pour prendre en compte celui des autres!

Au fond, la solution, c'est d'être un saint. Et être un saint - au sens chrétien du terme en tout cas - c'est d'accepter de donner sa vie à la suite du Christ. Donner sa vie implique de mourir... à soi-même d'abord, et parfois au monde.

Evidemment, ce que j'écris là ne vaut que dans le cas où la manipulation à un objet : je manipule parce que j'attends quelque chose de précis de l'autre. Le manipulateur pathologique manipule pour manipuler, pour avoir du contrôle. Vérité, liberté et altérité sont les trois mamelles de la charité, mais elles se nourrissent les unes les autres - bon, on ne va pas rentrer dans un débat philosophique non plus.

Nos rapports avec les autres peuvent gagner en vérité et en justice pour croître dans le respect de l'altérité... Sauf si l'objectif de ces rapports est justement l'annihilation de cette altérité ! Dans ce cas, achetez-vous un super-pouvoir pour contrôler les esprits... mais craignez qu'un super-héros vous torde le cou un de ces quatre!

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07/12/2015

La République des oiseaux

le_jour_d_apres_tour_eiffel copie.jpgTous les mois désormais, la France se retrouve en état de choc. On déforeste : pour chaque arbre abattu, une volée d'oiseau se pose sur l'arbre voisin. A chaque arbre abattu, la volée est plus consistante. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul arbre dans la forêt ; et alors, où les oiseaux voleront-ils ? L'arbre du jour, il nous cache la forêt (peut-être parce que c'est le dernier, je ne sais). C'est le vote FN.

Genre le CHOC, quoi.

Bon enfin, c'est un choc seulement pour ceux qui n'ont pas encore ouvert les yeux sur le front le fond du problème.

Le fond du problème, c'est qu'on est pris dans un système qui s'auto-reproduit. Le but de toute politique ? Etre réélu. Le but de tout électeur ? Voter pour celui qui nous avantagera le plus. Les programmes sont donc des mensonges, et chaque fois qu'ils en prennent conscience - après deux ou trois ans - les électeurs se tournent vers le voisin. Et tout recommence. Sous le dernier arbre du jardin, le serpent se mort la queue et rien ne va plus.

la_guerre_des_mondes.jpgLe Bien Commun ? Il se cache bien au fond des consciences des uns et des autres... Mais il est tellement incompatible avec la somme de nos intérêts particuliers que les électeurs, comme les politiciens, sont aussi schizophrènes que l'inventeur de la théorie des Jeux. Des réformes, oui, mais par un autre et pour les autres.

Seulement voilà, on a atteint l'impasse. Et l'impasse, ce n'est pas le vote FN. Le vote FN, c'est le panneau d'information. C'est la petite voix horripilante du GPS qui dit "vous êtes dans une impasse : faites demi-tour". Bien-sûr, si on continue, on va se prendre un mur.

On ne croit plus dans les partis traditionnels car à la vérité, on sait bien que l'alternance ne résoudra rien. Pour quitter la Matrice il faut un Neo. Pour sortir d'un écosystème fermé il faut plus qu'une alternance, il faut une transcendance. Les électeurs l'ont compris. 

Le problème c'est que le FN aussi a compris la combine et, en bon stratège, il a joué cette carte pour gagner. Une carte de long terme, mais c'était la carte au trésor. Ceci dit, calculer une stratégie électorale quitte à remettre en question son programme, c'est surtout le signe qu'on est bien "dans" le système... Le système qui fait de l'élection la finalité de tout engagement politique. Le système qui va nous tuer. 

Les uns seront déçus, et les autres peuvent se rassurer avec ça. Un peu comme si on vous disait : tout va bien madame, vous n'allez pas mourir du cancer. 

En revanche vous êtes cardiaque.

Les scores du FN aux régionales, c'est l'apocalypse, OK. Sauf que le sens premier d'apocalypse est révélation. Ce n'est pas une catastrophe (ni une solution). Mais il ne faut pas y voir non plus qu'un message. C'est un signe. L'avenir est à notre porte et frappe : pour le pire ou pour le meilleur... "Même les plus sages ne peuvent prévoir toutes les fins"

Et si les petits oiseaux décidaient d'arrêter de sauter d'arbre en arbre pour attaquer la Machine avec leurs petits becs ? Il y aurait du sang sur le pare-brise, c'est certain, et j'espère qu'on trouvera une solution plus pacifique. Mais le bec d'un seul petit oiseau peut user une montagne, pour un peu qu'on lui laisse une seconde d'éternité.

Noël approche. La Vème République ne peut sentir les crèches ? Non, messieurs Baroin, Patin, Couffin, l'odeur, c'est le sapin.

Le dernier arbre de la forêt.

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