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23/03/2020

Silence !

Qu'on ferme les journaux et qu'on coupe les fils

Et que dès à présent chacun rentre chez soi.

Qu'on baisse les écrans, qu'on éteigne les voix

Qui égarent notre âme en des débats stériles.

 

Silence, l'oiseau bleu. Que ton bruit imbécile

Et vide du néant où s'étrangle la Foi

Apaise sa folie, et relâche ses proies.

Que l'araignée-vampire épargne nos profils.

 

Car tout ce bavardage a tué la Vérité.

Nous l'avons mise en terre. Elle est morte étouffée.

Seul le silence est vrai, le reste est faux serment.

 

Une épée de justice, un écu de pardon,

Un cœur en paix peut affronter mille dragons,

Et le silence est le trésor de notre temps.

 

Marrant, j'ai écrit ça il y a trois ans et je ne l'ai jamais publié...

19/03/2020

Hommage à la montagne vierge

Loup Vercors.jpg

Le tourisme est en berne, comme les terrasses de bar : le monde s'est arrêté. Jamais l'air parisien n'a été si pur. Le coronavirus a réalisé ce qu'Hidalgo rêvait de faire. Les poissons reviennent nager dans les eaux de Venise. Le ciel se vide d'avion, les autoroutes respirent. 

Les touristes et expatriés sont coincés loin de leur famille ; la réalité géographique, cette limite de la distance que l'on croyait défunte avec une carte bleue et un terminal de paiement revient dans la figure du terrien cosmopolite. On parle de rapatriement. Soudain, tout le monde veut rentrer au pays, quel qu'il soit. Chacun se découvre ou français ou étranger, ou parisien ou provincial. La crise révèle qui nous sommes vraiment.

Et la planète respire.

Peut-être qu'en cet instant nous prenons conscience de ce que notre train de vie avait d'égoïste. Oh, individuellement, ce n'est pas une seule personne qui a pollué Venise. Mais le comportement de passager clandestin, adopté par l'ensemble de l'humanité, a porté ses fruits pourris. Fort de cette expérience, faudra-t-il arrêter le tourisme ? Faudra-t-il le rendre moins accessible encore, le réservant à une élite, comme le camp de base de l'Everest, dont l'accès réservé aux plus riches n'a pas empêché la pollution ?

Si nous devons limiter l'accès aux plus belles villes et aux paysages les plus extraordinaires, l'argent est-il le meilleur critère ?

Tirol Neige.jpgC'est ce que j'aime dans les massifs montagneux les moins chers. Les sommets les moins prestigieux, les stations les moins équipées. On n'y trouve pas seulement moins de monde ; d'expérience, on y trouve aussi un monde meilleur. Bien sûr j'ai aussi ramassé les mégots d'un abruti pour les lui rendre ; j'ai redescendu dans la vallée la poubelle abandonnée par un sagouin pour la jeter. Il y a toujours, où qu'on aille, des gens qu'on aimerait frapper. Mais ceux-là étaient rares, et découvrant un nouvel univers ils avaient encore besoin d'ajuster leur comportement. Ils ont croisé des gens pour les aider. La vérité, c'est que lorsqu'il faut monter cinq heures pour atteindre le refuge non gardé, dormir sur un plancher dans son duvet, faire chauffer sur un réchaud ou sur le petit poêle à bois sa nourriture, celui qui ne croit que dans le pouvoir de sa carte bleue a déjà renoncé.

J'ai marché seule sur le plateau du Vercors, ne croisant de l'humain que le soir à l'étape, et parmi les bêtes sauvage un patou qui venait vérifier que je n'étais ni un voleur ni un loup. J'ai parcouru avec ma seule cordée des glaciers tyroliens qu'on ne nous vend pas sur les sites d'alpinisme ; je me suis tenue seule en haut de sommets qui, pour éviter l'afflux de sportouristes, ont eu la bonne idée d'arrêter leur croissance avant 4000 mètres. Sur une colline qui voisine la Roche de Solutré saturée d'admirateurs de Mitterrand et de pèlerins de la préhistoire, j'ai fait la sieste à l'ombre d'un muret de pierre, à l'endroit ou la pierraille ocre gagne sur la vigne. Il n'y avait que le vrombissement des mouches pour me déranger.

Chamois Vercors.jpgJ'aime la montagne vierge, celle que les médias oublient. Celle qui n'est dans les reportages, parce qu'elle ne monte pas assez haut, parce qu'elle n'est pas assez exotique, parce qu'elle n'a pas connu de star ou de VIP pour la rendre célèbre. Celle qui n'est pas suréquipée en routes, téléphériques et parkings. Celle qui se gagne, non au porte-monnaie mais à la sueur de son front. Celle qui ne rassemble en ses vallons que des gens qui puent. Certaines ont été tellement industrialisées qu'elles sont devenues des parcs d'attraction. On monte dans le télésiège comme on fait la queue à Disneyland, et le selfie au sommet a la même saveur qu'une caresse à un cochon d'inde : ce goût fade, lorsque vous redescendrez, c'est que la montagne que l'on vous a servie a été prostituée par un promoteur immobilier. 

Mais la montagne vierge est un renard dans le désert. Il faut du temps pour l'apprivoiser. Et quand enfin elle se laisse toucher, déjà il faut repartir. Cette montagne là n'est pas de celles que l'on achète. A celui qui veut tout, tout de suite, elle ne s'offrira pas : on perd rapidement les moins braves dans la montée. J'aime sa justice : elle ne se donne pas au plus riche, mais au plus courageux. Elle est cruelle cependant, et si elle gronde parfois, restez méfiant. Elle peut mordre l'imprudent, et elle en gardera certains : ceux qui ne la respectaient pas assez, et ceux qu'elle aimait trop pour vouloir les rendre.

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07/10/2019

Salut les cathos ! C’est quoi la priorité aujourd’hui : conserver ses ouailles ou évangéliser ?

“A partir de la 4ème c'est un programme post-confirmation qui est proposé.

Je suis tombée sur une phrase qui ressemblait grosso modo à celle-ci et ça m’a tellement interrogé que j’ai commencé un petit post facebook. A force de creuser, le post est devenu un article... Que je soumets à votre lecture.

Dans cette paroisse, la confirmation est proposée en 5ème. Bien-sûr, en apparence sans faire état de l'âge du jeune qui pourrait avoir un an d'avance ou de retard, et sans faire état de sa maturité spirituelle et de ses besoins. Mais c'est une autre question. Ce qui m’intéresse ici, c’est que la paroisse semble du coup partir du principe que tous les jeunes de 4ème qui se ramènent à l'aumônerie étaient nécessairement là les années précédentes. Ou alors ils viennent d'emménager, mais qu'ils ont forcément été Confirmés ailleurs. Le jeune qui, après 13-14 ans, n'aurait pas reçu la Confirmation, il n'est pas prévu de lui proposer un parcours propre. En tout cas, en apparence.

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Apparté - Je ne parle que des apparences ; telle ou telle paroisse pourrait me répondre qu’en fait, etc.. Ici, ce n’est pas la réalité qui m’intéresse. En tant qu’animatrice d’un site internet, je m’inquiète d’abord de l’image de la réalité que cette interface va renvoyer. Internet, c’est souvent le premier visage de l’Eglise que voient les parents ou les jeunes curieux, qui ont tapé trois mots clés dans Google parce que bien (trop) souvent ils n’osaient pas trop en parler aux copains ou aux proches. Si on donne dès ce premier clic l’impression qu’on est bien, entre nous, et qu’on n’a pas trop trop prévu d’accueillir ce jeune ou cette famille, c’est chaud !

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Constat, réaction

En dehors du fait que le message envoyé à un jeune venu d'un peu plus loin qui souhaiterait pousser la porte de l'église - voire de l'Eglise - est bancal et maladroit, l'analyse de la mentalité pastorale que cela pourrait révéler est intéressante. L'énergie serait uniquement consacrée à garder ceux qui sont là. C'est basé sur un constat : les jeunes issus de famille non pratiquante n'ont que trop tendance à lâcher la pratique religieuse une fois qu'ils ont le package baptême-communion-confirmation. Ce constat est juste. Refuser de le voir serait certainement faire preuve d’un angélisme béat. Et il est rassurant de voir que certaines paroisses/communautés proposent des solutions : saine réaction. Ces jeunes ont encore besoin d’être cocoonés, instruits, nourris, intégrés.

“Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. (...) Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. (Mt 25, 26-28)

Problème évangélique

De fait il est difficile de faire preuve d'audace quand notre énergie est consacrée à conserver nos acquis. La peur paralyse le missionnaire, et il faut une sacrée audace pour sortir de chez soi quand on a la trouille. Les apôtres n'auraient pas fait grand-chose sans la Pentecôte... Mais du coup, quel est l’objectif de ce parcours "post-confirmation" : ne devrait-il pas être d'abord consacré à envoyer le jeune confirmé en mission ? Les apôtres ne sont pas restés cloîtrés au Cénacle après avoir reçu l'Esprit-Saint...

Si la formation du jeune confirmé est tournée vers la mission, ne devrait-on pas prévoir d’accueillir les poissons qu’il ramènera dans ses filets ? Le groupe ne devrait-il pas encourager dans sa structure même les petites pêches et les grandes ? Quel est le sens de s’adresser à des jeunes confirmés sans envoyer aucun message missionnaire ? Ce qui est certain, c’est que communiquer uniquement en direction des post-confirmés ne va pas les aider à vivre comme des confirmés.

“À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. (Mt 25, 29)

Faisons gaffe : les évangiles aiment ce genre de paradoxe. Et suivant cette même logique, celui qui a pour premier but de conserver ses ouailles risque de perdre celles-là même qu’il cherchait à garder. C’est cruel... Surtout quand on n’a pas de pistes, pas de moyens, et qu’on essaie déjà de ramasser les débris d’une église qui continue de brûler. La bonne nouvelle c’est qu’un paquet de gens y réfléchissent aussi ; j’en ai rencontré un bon nombre le WE dernier au Congrès Mission 2019. Il y a mêmes des tas d’excellents livres sur la question. On ne peut pas dire qu’on n’a pas les moyens de creuser !

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11/07/2019

Les VIP du pèlerinage de Chartres

C'était la première fois de ma vie que je faisais partie du premier chapitre à entrer dans la Cathédrale de Chartres en ce lundi de Pentecôte.

Pour ceux qui l'ignorent, chaque année, plus de 10 000 pèlerins marchent de Paris à Chartres lors du pèlerinage de Pentecôte organisé par l'association Notre-Dame de Chrétienté. 10 000 pèlerins, ça n'entre pas dans une seule cathédrale, même celle de Chartres. Les places sont "chères", et la plupart des marcheurs doivent se contenter d'une place au soleil ou sous la pluie, sur le parvis et autour de la cathédrale, avec heureusement des écrans et des haut-parleurs pour suivre la sainte Messe.

Aussi, lorsque les pèlerins prennent la marche le lundi matin, seuls les premiers chapitres (groupes de pèlerins marchant ensembles durant les trois jours) savent qu'ils entreront ; et toute la journée, les resquilleurs s'affairent à remonter la colonne pour tenter de se faire une place parmi les élus.

Cette année, j'étais donc dans les premiers. On avait une sacrée pêche ! Une fois entrés dans la cathédrale, on nous fait asseoir à partir de la deuxième rangée. La première rangée est réservée. Nous nous sommes tous vaguement demandé à quels VIP étaient destinés ces sièges. Comment l'aurions-nous su, c'était la première fois en cinq ans que j'entrais dans la cathédrale ! Je n'avais jamais vu ces places. Quelle personnalité suffisamment importante allait venir assister à la Messe juste devant nous ?

Et puis bizarrement, quand nous avons vu entrer les VIP tant attendus, nous n'avons pas été surpris. C'était normal, en fait. On était même un peu étonné de s'être posé la question. C'était tellement évident, que ces places étaient pour eux.

Dans la paroisse de mes parents, une paroisse ordinaire de province, la première place leur est également réservée. Et chaque fois que je retourne m'asseoir après la communion je me fais la réflexion : à qui devons réserver les places d'honneur ?

... une fois à la maison, Jésus leur demanda :

« De quoi discutiez-vous en chemin ? »

Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :

« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Marc 9, 33-37 - AELF

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09/07/2019

Affaire Vincent Lambert : la seule victoire qui compte dans l'éternité

« Si c’est un homme ? » C'est le premier travail des partisans de la mort d'un homme : retirer dans l'opinion publique les attributs de personne humaine à celui qu'on veut faire mourir, le déshumaniser pour le tuer proprement. On le fait passer pour une bête, ou mieux, pour un légume ; car la mort des animaux suscite encore trop d'émotion.

Mais M. Vincent Lambert était encore moins qu'un légume. C'est un symbole ; et les symboles ne bénéficient pas des droits de l'Homme ni des inquiétudes écologiques. Les symboles n'ont pas de citoyenneté, de nationalité, de vie, de corps ou d'âme ; ils n'ont même pas de consistances, de gènes, de cellules, de molécules. Les symboles sont des idées, des choses qui ne peuvent pas mourir puisqu'elles n'ont jamais été vivantes, pas vivantes au sens où on l'entend quand on est biologiste ou médecin. Les symboles n'ont pas un cœur de chair, ni d'artères, ni de poumons. Ou du moins ce cœur est symbolique ; c'est le noyau de leurs défenseurs. Leurs artères, c'est les médias, les réseaux sociaux, tout ce qui permet d'alimenter et de répandre le symbole. Leurs poumons, ce sont chacun de ceux qui apportent leur pierre à l'édifice en partageant, commentant, discutant du symbole. On ne tue pas un symbole ; on le fait disparaître. Le symbole n'est pas victime de meurtre : il est tombe dans l'oubli.

Il n'est plus nécessaire de faire passer un homme pour un légume, lorsqu'il est devenu un symbole ; ce serait lui donner encore trop de consistance. Mais surtout, sa mort devient inéluctable. Car le symbole est plus qu'un champ de bataille. Il est l'enjeu même de la bataille, l'arme absolue, par laquelle la bataille peut prendre un tour, ou une autre. S'il disparaît, un camp gagne. S'il perdure, ce même camp souffre une défaite terrible. Si sa résistance devait être entérinée de manière définitive par l'Institution, la défaite serait un Hiroshima, un Nagasaki. La pitié n'était déjà plus de mise avec sa déshumanisation. Mais sa symbolisation le rend désormais inaccessible à la raison. On n'a plus le choix ; maintenant qu'il devenu l'enjeu du combat, il faut gagner, et toute la guerre semble se réduire à cette seule bataille. Même les émotions les plus sincères contribuent au processus, quand ces émotions émanent de la bataille. Quand bien même M. Lambert aurait retrouvé des facultés cognitives lui permettant de converser au cours des dernières semaines, il serait resté muet aux oreilles du monde qui veut le laisser mourir.

On pensait donner à un homme plus de chance de survie en levant une armée pour le défendre. En levant cette armée, on a participé à faire de cet homme un symbole, rendant impossible pour le camp qui convoitait sa mort de rendre les armes avec discrétion - donc, rendant impossible une fin apaisée de la bataille. Car en levant une armée pour défendre un otage nous contribuons à en faire le symbole d’une cause. Son nom devient un point de ralliement. En un cri de victoire impersonnel qui ne vient ni d’amis ni de familiers mais de militants, d’inconnus, nous finissons le travail de déshumanisation. « On a gagné » ; voilà comment on appelle une défaite. « On », des inconnus qui pensent que des manifestants peuvent et doivent influencer une décision de justice ; le mal ne peut servir un bien, et on aura beau jeu de dénoncer par la suite l’influence de l’opinion publique sur les tribunaux quand ceux-ci rendent la décision que nous désapprouvons. « Gagné », un mot pour qualifier la simple reconnaissance de ce qui est pour nous une évidence. Pendant ce temps, la souffrance et la division continuent. Et plus on enfonce cette crise dans un combat qui dépasse la vie d’un seul homme, plus on le condamne à mourir : crier victoire, c’est réveiller l’ennemi. Car ne nous leurrons pas ; le sens de l'histoire, c'est la défaite de ceux qui prônent la vie et la dignité intrinsèque de l’Homme. Arrêtons de nous aveugler ! Le soir même où certains criaient victoire, il fallait un miracle pour que le barrage ne cède pas : l’étendard des perdants doit brûler, le symbole des vaincus ne verra pas l’aube de la victoire.

Les avocats ont réfléchi à ce qu'ils faisaient, et sans doute leur échec signifie-t-il seulement qu'il n'existait pas, en fait, de stratégie efficace ; simplement des possibilités de répits, des digues de sable pour arrêter les premières vagues de la marée montante.

Très bien, diront certains, il nous faut bien des champs de bataille, des armes – et pourquoi pas des martyrs ! – pour que la lutte continue. Mais là où mon cœur se serre, c'est que c'est bien un homme qui meurt, avec la complicité de ceux dont la mission était de veiller sur lui, et cet homme-là n’a jamais consenti au martyr. Voilà ; et c'est tout. Des condamnés innocents il y en a tous les jours. Ne les désincarnons pas trop vite en en faisant des symboles, si nous croyons en leur dignité. Et n'oublions pas que le combat essentiel c’est la gloire de Dieu et le Salut des Hommes. Au moment où ils seront face à l'Amour tout-puissant dont l'humanité lâche ou perfide leur a donné peu d'aperçu dans cette vie, quel sera le dernier - et parfois le premier – mouvement de leur cœur ? Un sursaut de miséricorde et d'amour ? Ou la révolte et la haine ?

Quand toutes nos paroles et toutes nos actions n’auront pas servi à sauver la vie de ceux qu’on aime, la prière silencieuse et humble qui accompagne les derniers souffles d’un Homme peut encore remporter la seule victoire qui compte dans l’éternité. Et prions aussi – surtout – pour ceux qui, n’ayant pas cette Espérance, voudraient priver de sa chaleur le cœur des Hommes de notre temps.

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