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09/01/2015

Je suis Murphy !

Murphy.jpgComme tout le monde (à part les petits FDP connards rigolos qui ont trouvé ça marrant, voui, il y en a), j'ai été d'abord sidérée, puis en colère, et enfin effrayée en apprenant ce qui s'était passé hier. Rapidement la raison a repris le dessus : après tout, ce qui s'est passé, depuis le temps qu'on le prédisait, il fallait bien que cela arrive un jour. C'est la loi de Murphy. «Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner». Un jour. Nécessairement. Simple question de mathématique. La preuve, c'est arrivé.

C'est pour ça que je me sens plus en colère contre les autruches que contre les chacals.

Les chacals (ou chacaux comme vous voudrez) sont les FDP connards terroristes qui achèvent un blessé désarmé après s'être longuement acharnés sur quelques dessinateurs insolents (Imaginez 5 minutes de tir de kalash. Einstein vous aurait expliqué pourquoi ça a dû être très long).

Les autruches sont les zélites qui ne veulent pas regarder la réalité en face. Ma colère contre les autruches est d'autant plus forte que ces mêmes autruches sont, non seulement responsables de la situation, mais en plus bien décidées à ne pas sortir la tête du trou. Et même, à nous l'enfoncer un peu plus. 

Ne vous y trompez pas, je ne suis pas fan des amalgames. En effet j'ai remarqué que parmi les premières victimes, on compte beaucoup, beaucoup, de musulmans. Par exemple des musulmans syriens. Ou des musulmans irakiens. Et comme certains l'ont fait remarquer, hier, des musulmans français: un des deux policiers, Ahmed, et un correcteur, Mustapha.

Donc loin de jeter l'opprobre sur une partie de la population de France, regarder la réalité en face permettrait de prendre la défense beaucoup plus efficacement d'une partie de la population... du monde. Celle qui, tout en étant majoritairement musulmane, souffre le plus de l'islamisme, parce qu'elle le vit au quotidien. Pourquoi donc alors avoir peur ?

Parce que voilà. L'intégriste, c'est le mec qui applique sa religion au pied de la lettre, sans en omettre le moindre iota, jusqu'à l'extrême ridicule, renonçant à toute conscience personnelle. Un jusquauboutisme qui parle latin, passe encore. Mais un jusquauboutisme qui bute les gens, on comprend que ça pourrait faire peser un soupçon sur la religion toute entière, radicaliser une partie des pratiquants, et culpabiliser les autres dont certains risqueraient du coup d'abandonner l'Islam et de se convertir au christianisme. Rien de bien positif en somme.

Donc pour éviter ces drames nos zélites utilisent deux procédés :

- Elles rappellent que toutes les religions ont leurs intégristes et que hein, les uns valent pas mieux que les autres. Méthode que les CRS apprécieront : un jet d’œuf d'un mec de l'Action Française, désormais les gars vous le prendrez exactement comme une bonne giclée de kalashnikov, et on mettra les drapeaux en berne tout autant. Pas crédible. Voyons l'autre solution :

- Elles remplacent le terme d'islamistes par dérangés, sociopathes, terroristes au besoin, mais surtout, on n'émet pas le moindre soupçon d'une très vague supposition qu'il pourrait y avoir un léger rapport d'ordre un tantinet théologique entre ce policier qui est mort pour son pays et le lâche qui l'a assassiné au nom de la foi dont ils partageaient pourtant pas mal de dogmes.

Bon, l'angélisme de comptoir, je ne suis pas contre en soi : ça permettra peut-être d'éviter la radicalisation d'une partie de la population et j'espère que c'est le but, sinon le Président n'a vraiment rien dans le caleçon. Ceci dit, une fois qu'on a crié sur tout les toit "pas d'amalgames", on fait quoi pour appliquer le "plus jamais ça" indissociable des crimes atroces qu'on a d'ailleurs un peu zappé dans l'aventure ?

On ne peut pas escalader une montagne les yeux bandés parce qu'on craint de tomber à cause du vertige. Je traduis : on ne pourra pas lutter contre l'islamisme en refusant de le nommer par peur des injustices que provoquent les amalgames. Pour continuer avec les images : si on refuse de regarder le patient, la nature de sa maladie, et le facteur de déclenchement de la maladie, parce qu'on a peur de déclencher une panique en la découvrant contagieuse, on va avoir du mal à poser un diagnostic. C'est pourtant ce qu'on fait. La question à la vie, l'univers et le reste se résumerait donc à : craint-on plus le diagnostic ou le remède ? Et la réponse est 42.

En attendant, l'épidémie, si contagion il y a, s'étendra.

C'est ce qui pourrait arriver. Or si c'est possible, ça arrivera. Un jour. Nécessairement. Simple question de mathématiques. C'est la loi de Murphy. «Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner».

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