Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/09/2014

Gender: mange ta soupe avant qu'elle coagule !

Mange ta soupe avant qu'elle coagule c'était une blague de quand on était petit: "maman, les autres y font que dire que je suis un vampire!" "mais non mon grand, les écoute pas et mange ta soupe avant qu'elle coagule!" Je trouve que ça symbolise bien le débat. La théorie du Genre existe-t-elle, etc, ou comment faire couler de l'encre virtuelle sous les ponts.

Le problème, c'est qu'essayer de démontrer que la "théorie du Genre" existe, c'est comme essayer de se servir de soupe avec une fourchette.

Les Gender studies, comme le rappelle Incarnare, sont quasiment toutes inspirées d'une idéologie dualiste comportant un jugement de valeurs, en bref selon lequel le biologique ne devrait pas avoir d'incidence sur l'identité. Du coup, on cherche en vain des exemples concrets de travaux universitaires sur l'identité sexuelle qui ne seraient pas pollués par cette mentalité. Et le pire, c'est que vous allez y croire (comme ils disent dans la vraie bande annonce d'Inquisitio)! Comment en est-on arrivé là?

Ma théorie (ce n'est qu'une théorie, donc contestable...) c'est que notre conception de l'humain est produite par l'assimilation collective d'un tas de pensées, ingrédients d'une soupe idéologique dont le "Gender" serait une des saveurs. Comme on n'est pas tous des philosophes nés, on a tendance à ingérer les idées sans les comprendre et à tout mélanger dans un espèce d'imbroglio infâme.

C'est cette soupe qui nous donne la vision collective de l'humanité à la source de tous nos maux. Je vais simplement essayer de retrouver différents ingrédients de cette soupe (attention, ils sont tous contrefaits, et attention, je peux en avoir oublié d'importants). C'est un peu long, je vous préviens. 

Les ingrédients de la soupe

J'avais fait la liste, à une époque, de toutes les hérésies et courants de pensée qui proclament le dualisme corps / esprit, et assurent la plupart du temps que le monde matériel a tort contre le monde spirituel. Je retiendrais quatre ingrédients (cliquez sur le titre du paragraphe pour en lire le contenu):

Platon : le monde sensible est une illusion

Les gnoses dualistes: le monde sensible est une prison

Dieu mort, la Création sévit encore

Place au choix! Les Esprits Libres

Les saveurs de la soupe

Conséquence sur la notion d'être humain

Un mec qui n'a aucune conscience de soi (genre dans un coma profond, ou à l'état embryonnaire...) a bien l'existence, mais n'a pas l'essence puisqu'il n'a pas la liberté de choisir ce qu'il veut devenir. Non cogito non sum pas de bras pas de chocolat. Il ne pense pas, c'est qu'il n'est pas un être humain. Donc hop, on peut le tuer. C'est pas un meurtre puisque c'est pas un être humain, CQFD, et les hippopotames seront bien gardés.

Conséquence sur la notion d'identité sexuelle

Le corps, on s'en fout, c'est pas ça qui fait notre identité. C'est juste matériel. Mon corps, c'est ma chose. Ce n'est pas moi. L'esprit (au sens de l'âme), voilà ce qui nous définit vraiment. Si le corps a une influence sur notre identité, c'est que nous sommes esclaves d'un paramètre aléatoire (nature = hasard et non créée par un Dieu aimant) donc injuste. Il est donc de notre devoir d'homme à l'esprit libre de nous en libérer.

Que cet esprit soit mortel ou pas, ça ne change rien: notre esprit habite notre corps comme on conduit sa caisse (et ma caisse m'appartient). C'est lui le chef. Il a toujours raison contre la matière. Toujours. 

Donc si l'esprit décide qu'il est féminin, le corps n'a pas son mot à dire. Et s'il le dit quand même, c'est qu'il fait son diktat et ça va pas se passer comme ça!

Conséquence sur la théorie du Genre

Il n'y a pas de théorie du Genre... Il n'y a que de de la soupe. Et c'est de la cuisine collective en plus. C'est mou, ça n'a pas de goût, et pourtant ça cale bien. C'est fondé sur un tissu de croyances parfois transmises de générations en générations. Ce n'est rien d'autre que l'ultime avatar de vieilles hérésies. On ne croit plus en Dieu, mais on en est toujours aux mêmes débats: le corps, l'esprit, le sens du monde visible. Tout ceci laisse à voir une humanité... désincarnée. 

Plus qu'une seule solution: l'incarnation!

Les commentaires sont fermés.