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25/10/2014

Il y a trois ans : les fondamentalistes chrétiens terrorisent un théâtre

1987_intifada2.jpgMgr Vingt-Trois s'est désolidarisé de ces fondamentalistes chrétiens qui selon beaucoup font plus de torts à l'Eglise que la pièce de théâtre innocente qu'ils incriminent. Reportage devant le Théâtre de la Ville.

Ils sont au moins dix, hurlant contre chaque malheureux passant qui fait mine d'entrer dans le théâtre et les menaçant à l'arme blanche - tout le monde sait qu'un chapelet est plus efficace qu'une mitraillette. Leurs slogans fanatiques "Gloire à Toi, Jésus Christ" ou encore le très haineux "Jésus vous aime" provoquent l'effroi des passants comme des gendarmes, venus en force pour empêcher les loups d'entrer dans la bergerie : ces jeunes fondamentalistes chrétiens prennent d'assaut chaque soir le Théâtre de la Ville, auquel il reproche sa programmation. La pièce avant gardiste de Roméo Castellucci, "Sur le Concept du Visage du fils de dieu" est à l'affiche jusqu'au 31 octobre.

09.08_emeutes-londres-REUTERS-930x620.jpg_scalewidth_630.jpgUne pièce bien mal jugée, dont l'interprétation paraissait pourtant évidente ; plus qu'un blasphème, il s'agit d'un hymne à l'amour entre un père et un fils, fils qui se sacrifie pour le père etc. En aucun cas on ne saurait reconnaître une insulte dans les défécations, pas plus qu'il ne fallait voir de provocation dans la scène, si tristement censurée par la violence des fondamentalistes, lors de laquelle des enfants de huit ans jettent tendrement des objets en forme de grenade vers une représentation du Christ de Rio. Roméo Castellucci est la victime d'un odieux complot, et on ne peut qu'admirer sa réaction : "Je leur pardonne, car ils ne savent pas ce qu'ils font". Lui, sait très bien ce qu'il fait.

Chaque soir l'armée appréhende des fondamentalistes qui tentent de mettre à sac le théâtre à coup de kalachnikov déguisée en banderolle, gaz lachrimogènes maquillés en chapelets, et de grenades dissimulées dans des oeufs - lesquels pleuvent sans discontinuer sur le champ de bataille dévasté. Mardi soir, il a fallu que les compagnies de CRS chargent par trois fois pour venir à bout des enragés qui menaçaient d'enflammer le théâtre. 75 policiers ont été blessés, l'un d'entre eux est encore dans le coma. Les fondamentalistes ont pillé une dizaine de magasins et brûlé de nombreux véhicules. Les forces de l'ordre, dépassées, ont dû faire appel à l'armée pour réguler la situation. Parmi les fondamentalistes arrêtés, certains posséderaient des Bibles sur eux. Une information qui, si elle était avérée, pourrait pousser la préfecture à decréter un état de siège permanent.

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Pour en savoir plus : http://www.lefigaro.fr/theatre/2011/10/26/03003-20111026A...

Cet article, qui adopte pourtant une tonalité proche de ce que l'on a pu lire dans la presse, est à prendre au deuxième degré.

Commentaires

Comment ne pas s'attendre à un tel chambardement ? À croire que l'Auteure le fit exprès. Trop de blasphème ne peut que susciter la haine. Pour certains, car en ce qui me concerne, je préfère passer mon chemin. Reconnaissons que peinturlurer le Christ avec des excréments est tout simplement navrant.

Écrit par : Valérie Bergmann | 10/11/2011

Aucun des manifestants que j'ai rencontrés durant trois soirées à Châtelet n'étaient haineux. Les lancers d’œufs sont le fait d'une petite minorité qui a vite été noyée dans la majorité pacifique.

Je rappelle à toutes fins utiles la petite note de fin d'article : ce papier est une caricature de ce qu'on a pu lire dans la presse. L'emploi des termes "haineux" pour décrire le slogan "Jésus vous aime" ou "tendrement" pour "jeter des grenades" est évidemment ironique. Tout est à prendre au second degré dans cet article.

Écrit par : Isabelle | 10/11/2011

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