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29/06/2016

Le Missionnaire

Dans un pays européen quelconque, la vie n'est pas toujours de tout repos pour les ministres de l'intérieur. J'ai tenu à raconter cette anecdote, une histoire amusante et poignante, qui ressemble presqu'à un conte moderne. Mais un conte à la mode Perrault, à la mode Andersen, pas à la mode Disney ! Je m'excuse par avance des écarts que je me suis permis avec le scénario d'origine; il fallait bien interpréter un peu les faits, et les ordonner...

Le Missionnaire.pdf

Le fichier ci-joint déroule les dix chapitres publiés sur ce blog l'année dernière. J'ai également déplacé les commentaires effectués sur les différents posts, les conservant dans leur intégralité.

Commentaires

Je suis plutôt mauvais juge puisque je déteste le genre romanesque, mais je trouve ça pas mal ; je ne pense pas que ça soit votre coup d'essai. Vous évitez le piège de ce prix Goncourt il y a quelques années, dont le nom m'échappe, qui avait truffé son roman de descriptions exotiques qui donnaient un côté "Club Med" alors qu'il voulait faire un truc plein de "sauvagerie".
J'ai juste buté sur la phrase où l'évêque s'essuie avec un "lotus", pensant d'abord qu'il s'agissait d'un nénuphar.

Écrit par : Lapinos | 28/03/2009

Le problème du genre romanesque, c'est qu'il est typiquement féminin (quand on dit que les femmes lisent beaucoup plus que les hommes, c'est notamment des romans) et néanmoins les meilleurs romans sont ceux qui sont les moins féminins. Vous avez lu "Un crime" de Bernanos ?

Écrit par : Lapinos | 01/04/2009

"les meilleurs romans sont ceux qui sont les moins féminins"... hum, dois-je le prendre pour une critique négative ? ;-)

Écrit par : Isabelle | 01/04/2009

Non, c'est juste qu'il serait peut-être trop facile de brosser le public féminin dans le sens du poil en faisant un éloge sans nuance du clergé, par exemple, étant donné que l'archétype du jeune curé héroïque fait mouche presque à tous les coups (les éditeurs tiennent compte de ce que ce sont surtout les femmes qui achètent des romans, même s'il reste assez difficile de deviner ce qui est susceptible de déplaire à une femme).

Prenez les JMJ par exemple, et le statut de "rock star" du pape depuis Jean-Paul II : il y a beaucoup d'hystérie féminine derrière ça, qui se passe de nuances, contrairement à la littérature.

Écrit par : Lapinos | 02/04/2009

Oui, je suis d'accord sur ce point... Mais en l'occurrence, j'ai le regret de dire que dans cette nouvelle, le clergé n'est pas en question. Le scénario nécessitait presque automatiquement que l'un des protagoniste soit prêtre, l'autre ministre. Notons tout de suite trois remarques :

1) Etant catholique de foi et de pratique, je n'ai pas l'intention, en présentant un curé sympathique et aventureux, de "brosser dans le sens du poil" quelque public que ce soit; il s'avère tout simplement que l'on ne parle bien que de ce que l'on connaît. Je ne donne personnellement pas non plus dans l'hystérie à la J-P II, un homme admirable certes, mais Pape, et non rock-star, contrairement à ce que certain(e)s pensent. Si certains s'offusquent de la présence d'un (ou de plusieurs) prêtres dans ce récit, c'est leur problème. Je n'ai pas l'intention de faire des sous avec, et ce blog n'est d'ailleurs pas là pour ça.

2) Le prêtre héroïque de mon récit n'est pas forcément parfait. S'il l'était, il aurait compris qu'il avait assez de pain sur la planche dans son pays pour ne pas aller voir ailleurs. Il fait d'une quête personnelle un devoir. S'agit-il d'héroïsme ? Les objectifs qu'il poursuit sont dans une large part personnels et non simplement gratuits. Sa démarche me semble donc contestable. Après bien sûr, Dieu écrit droit avec des lignes courbes...

3) Il est possible de dépeindre un portrait nuancé du clergé, de présenter des figures ecclésiales imparfaites, bien sûr (ce qui serait encore brosser dans le sens du poil un autre type de public ;-). Ce n'est pas l'objectif de ce récit. Le scénario, tel qu'il est construit, n'est tout simplement pas fait pour ça. Tout discours sur le clergé en général n'y occupe qu'une place mineure pour ne pas dire inexistante; je prends d'ailleurs soin de présenter le premier curé comme un fou et le second comme un tradi (donc un peu à part). Je parle d'hommes, d'humains, de chrétiens, de prêtres, et d'abord de personnes; dans tous les cas, pas d'idéal-type de la figure ecclésiale par excellence.

Voilà, j'espère que ma démarche sera plus claire !

Écrit par : Isabelle | 02/04/2009

Je constate que mon conseil était parfaitement inutile.

Mais je ne vois pas en revanche une fois votre récit achevé et mis dans l'ordre, pourquoi vous ne le publiriez pas ? D'autant qu'il y a maintenant des systèmes d'édition électronique en ligne peu lucratifs mais qui permettent de s'éditer quasiment tout seul sans passer par un éditeur traditionnel, avec tous les inconvénients que ça comporte sur le plan moral.

Écrit par : Lapinos | 03/04/2009

C'est une idée qui demande réflexion... au point où en est le récit, je crains qu'il ne soit trop succinct, trop peu fouillé. Il devrait faire dans la trentaine de pages une fois terminé. Il est vrai que le scénario tiendrait facilement sur un confetti. Et pourtant comme vous le verrez plusieurs lectures sont possibles.

Je suis d'ailleurs assez intéressée par l'effet que peut produire ce récit sur une personne qui n'appartient pas à mon entourage... c'est une expérience nouvelle qui est un peu surprenante.

Merci de me lire, et surtout merci de réagir !

Écrit par : Isabelle | 03/04/2009

Je peux faire une renvoi au vôtre sur mon blogue (de militant catholique et communiste) et vous aurez ainsi peut-être d'autres lecteurs étrangers ? A vous de voir.

Pour l'instant je dirais qu'en ce qui me concerne c'est la satire sociale qui passe le moins bien parce que j'ai déjà lu des trucs dans le même genre ("Les Chiens écrasés" de Roubaudi, par ex.), et le "suspens de l'anneau" qui fonctionne en revanche le mieux.

Écrit par : Lapinos | 06/04/2009

La Corbeille à papier qui est sous mon bureau ressemble plus à un vide brouillon, réservoir à papier que je ne mets jamais aux ordures, qu'à une poubelle ! C'était ça le principe de ce blog, et je ne pensais pas être beaucoup lue. Mais bon, il arrive que le cours de l'histoire nous échappe.
Pour être aller sur votre blog, je constate que nous n'avons pas toujours les mêmes positions... Si ça ne vous gêne pas trop de faire un renvoi vers un blog plus pro-Pape que pro-Marx, pourquoi pas (tant que c'est en connaissance de cause) ? Je n'aurai pas d'objection à en faire autant.
L'ouverture d'esprit et le sens du dialogue sont des biens rares en ce bas monde, et tout ce qui est rare...

Écrit par : Isabelle | 07/04/2009

Oui, je suis même franchement hostile à la théologie "allemande" du pape ; et ça depuis sa première encyclique et non le raffut récent des médiats à propos des histoires de capotes ou de lefèbvristes. C'est pour ça que j'aime mieux vous prévenir.

(Tout indique que l'absence de dialogue et l'hystérie pour ou contre le pape, Sarkozy, etc., aient les mêmes causes).

Écrit par : Lapinos | 07/04/2009

Les commentaires sont fermés.