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01/04/2015

Une matrice pour les personnes dépendantes ?

Exercice de traduction : soyez indulgent !

matrix_titre_affiche.jpgL'expérience est australienne et pourrait bien porter ses fruits. Deux personnes ont été placées dans un "sommeil contrôlé" pendant trois minutes. Connectés à un ordinateur appelé "Générateur de Réalité Alternative", les huit testeurs ont fait l'expérience d'une "réalité alternative", dans laquelle ils pouvaient de nouveau marcher, parler, interagir avec un certain nombre d'éléments.

"Pour l'instant nous n'en sommes pas encore à vous faire voyager en Terre du Milieu", explique le Professeur Morphuse, qui a dirigé l'opération. "Durant ces trois minutes, les testeurs ont simplement pu envoyer une balle de golfe dans un trou, le tout dans un décor en 3D très basique, tant au niveau des couleurs que de la définition".

Pour "brancher" les huit testeurs à ce programme, l'équipe a utilisé la technologie des prothèses visuelles développée il y a quelques années : la base de la prothèse est une paire de lunettes sur laquelle sont montés une caméra vidéo et un capteur de distance. Le tout retransmet les informations à un ordinateur porté en bandoulière, qui retraite les images en accentuant les contours des objets, avant de les renvoyer à la personne équipée, par l'intermédiaire d'électrodes fichées dans son cortex.

Au départ, ces prothèses n'agissent que sur la vue et ne retranscrivent que la réalité. L'équipe du professeur Morphuse a utilisée cette technologie comme base pour développer d'autres électrodes, qui agissent sur d'autres parties du cerveau humain, et transmettent différentes images et sensations.

Au final, si l'expérience s'est révélée concluante, la qualité très faible encore des images et des sons ne permet pas d'espérer créer une "matrice" aussi évoluée que celle du célèbre film Matrix. D'autre part, explique le professeur Morphuse, "il est hors de question de développer une technologie de simulation de réalité pour la mettre au service du grand public". Pour le professeur Morphuse, cet outil ne devrait être proposé qu'aux personnes en fin de vie, grabataires, en grande dépendance, qui sont déjà, de fait, coupées de la réalité. "Cela présenterait une alternative à certains types d'euthanasie, et deviendrait un équipement indispensable de tout service de soin palliatif", argumente le Professeur.

Tout le monde ne partage pas cet enthousiasme.

Le lièvre a été levé sur le blog de "Spooky Fox", un ancien agent du FBI. "Cette technologie ne peut pas être entièrement humaine. Ils sont parmi nous sans autre but que de nous contrôler. Dans un siècle, nous ne serons plus que des larves connectées à des ordinateurs. Ne faites confiance à personne". John Smith, un des consultants de l'UNIT (United Nations Intelligence Taskforce) mandaté pour enquêter sur cette expérience, n'a pas voulu répondu à cette accusation mais n'avait pas l'air très enthousiaste : "Bien-sûr, tout le monde rêverait de jouer vraiment au Quidditch, de piloter le Faucon Millénium, de marcher sur la Lune ou de rencontrer Shakespeare. Mais la simulation de réalité présente beaucoup de risques éthiques. La plus grande aventure n'est-elle pas de vivre sur Terre, et avec son temps ?"

Pour lire l'article dans sa version originelle, c'est ici !

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