15/11/2009
L'entretien : "Le deuxième Terre sainte"
Nous rencontrons le Père Claudio, un jeune dominicain, à Istanbul. Il y réside de manière permanente depuis 5 ans... et par chance, il parle couramment français !
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Qu'est ce qui peut attirer un chrétien en Turquie ?
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La Turquie... C'est un berceau du christianisme. On l'appelle la deuxième Terre Sainte. A Ephèse ou Antioche, nous retrouvons Saint Jean ou Saint Paul... Tarsus est d'ailleurs la ville natale de ce dernier. Il y a eu des conciles historiques, à Nicée, Constantinople (maintenant Istanbul) ou Ephèse... La Turquie est incontournable, il y reste tant de souvenirs, de restes culturels ou artistiques de la présence chrétienne des premiers moments. Avec le tourisme, les turcs redécouvrent peu à peu ce patrimoine.
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Père Claudio, pouvez vous nous en dire plus sur la présence des dominicains en Turquie ?
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Ici à Saint Pierre-Saint Paul, nous sommes tous italiens. Nous étions là déjà au XIXe, mais notre présence dans cette ville est plus ancienne ! Je dirais qu'elle date du XVe siècle. Le couvent a été transformé quelques années après la conquête en mosquée, pour accueillir les Maures qui revenaient d'Espagne après la Reconquista.
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Qu'en est-il maintenant de la présence chrétienne ici ?
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Les chrétiens sont une minorité. Nous sommes présent sous d'autres formes : par nos travaux universitaires, par l'accueil des non-chrétiens. Être chrétien et plus encore, prêtre, dans un pays musulman à 99%, n'est pas facile. Il existe un phénomène d'auto-ghettoïsation des communautés chrétiennes. Sur le plan de la foi, un croyant respecte un autre croyant.
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