26.03.2009
Destination Tchad pour Notre Dame des Aydes !
C'était pendant les vacances de février. Quatorze lycéens de NDA s'envolaient pour le Tchad, histoire d'expérimenter les tourments de leurs profs ; sauf que c'était dans une école d'un village pauvre d'Afrique, et non dans leur lycée privé de bonne réputation !
Ils sont revenus, entiers (si !) et ont ainsi pu raconter leur périple.
Deuxième partie : la vie quotidienne.

Un reportage réalisé pour PlusFM
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09.03.2009
Championnat du monde de la Chouine...
Aller, je n'y résiste pas :
La chouine, ce n’est pas un animal nuisible, c’est un jeu de carte de la vallée de la Loire, et le championnat du monde, c’était le 1er mars à la Barbin. Ce championnat est organisé tous les ans par les « amis de la Barbin ». L’objectif est de passer un bon moment, de jouer ou de regarder jouer, de déjeuner ensemble et de se promener dans l’après-midi.
Jacques Proust, l’organisateur du championnat, explique au micro d’EL comment se déroule le jeu, comment doit se dérouler le championnat, et comment peut se dérouler cette journée à la Barbin.
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04.03.2009
Mardi gras
Il est synonyme de gauffres, de crèpes et annonce la saison du carnaval, du moins dans le dictionnaire du citoyen ordinaire. Il n'y a plus guère que les cathos pratiquants pour savoir que cette fête a une origine religieuse : mardi gras, c'est aussi la veille du mercredi des cendres, début du Carême (vous savez, le "ramadan des chrétiens"... :-S). C'est ce que nous rappelle le frère Dominique, recteur de la Basilique Notre Dame de la Trinité à Blois.
La crèpe et la gauffre se composent effectivement des éléments que les chrétiens évitent de consommer et surtout de gaspiller pendant le Carème : œufs, farine, lait. Mais par crainte de lasser le client avec des crèpes, certains proposent… des beignets. Comme quoi même les traditions les plus festives peuvent se perdre !
C’est le cas de plusieurs boulangers à Blois.
Ceci dit, bon carême aux pratiquants.
Sons pris pour PlusFM
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02.03.2009
Facile d'expulser des arméniens !
Ce sont toujours les plus faibles et les moins malhonnêtes qui trinquent pour les autres. La communauté arménienne à Blois est assez importante. Il s'agit surtout d'une communauté qui fait face à de nombreux soucis administratifs, qui se traduisent souvent en soucis juridiques. Récemment, les familles arméniennes ont fait face à d'importants problèmes de logements.
A l’appel du collectif des sans papiers, une centaine de blésois dénonçait mercredi après midi devant la préfecture l’arrestation d’une sans-papiers d’origine arménienne.
Ramela Hakobyan, arrêtée suite à un contrôle routier jeudi dernier et transférée à Renne, est mère de trois enfants scolarisés. Le transfert d’une mère sans-papiers était jusqu’alors inédite à Blois.
Jean Leroux, coordinateur de cette manifestation, explique la raison de sa colère :
Carole Villatel, le professeur principal de l’aîné des enfants, hésite à prédire ce que sera l’avenir immédiat de son élève.
Le Préfet a reçu une délégation qui lui a remis une lettre de protestation. La manifestation a pris fin vers 15h30 dans la bonne humeur, puisqu’on apprenait au téléphone la libération de Ramela Hakobyan suite au recours déposé devant le tribunal administratif. Elle devrait donc revenir dans sa famille, libre, mais toujours sans-papiers.
sons pris pour PlusFM
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27.02.2009
Le temps contre les soldes
La fin des soldes arrivait le 11 février, l'occasion de dresser un bilan des conséquences de la crise sur les petits commerces blésois. Difficile de faire la part des choses, les commerçants ont eux-mêmes du mal à cerner les motivations des clients. On remarque quand même, à Blois comme partout, une rapide démarque, des -60 ou -70% qui arrivaient relativement tôt dans la période.
Alors que les français surveillent leurs dépenses, les commerçants espéraient autant de ces deux mois de soldes que leurs clients. Le bilan est finalement contrasté, et certains dénoncent une médiatisation de la crise qu’ils jugent exagérée.
Philippe Gauthier, maroquinier à Blois et membre de la chambre du Commerce et d’Industrie, déclare ne pas avoir vu les effets de la crise :
Beaucoup ont pourtant constaté une baisse de la fréquentation. C’est le cas de Viviane Mignot, gérante de plusieurs enseignes rue Porte-Chartraine :
Si la crise a jeté un froid, le froid a aussi engendré une crise. De nombreux commerçants de Blois témoignent des conséquences de cet hiver rigoureux :
réalisé pour PlusFM
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20.02.2009
Destination Maroc !
On les envie ! Le 4L Trophy, qui en est à sa douzième édition, réunit une fois de plus les étudiants pour une semaine de rallye au Maroc.
Le Président de l’association 4L Sans Frontières à Blois, Jérémy Sidère, est un étudiant en 4e année à l’ENIVL. Il nous a précisé quelques points d'organisation.
On ne s’embarque pas à la légère dans une telle entreprise. Cette aventure nécessite six mois de préparation, et un budget conséquent. Les fameuses 4L sont particulièrement bichonnées par ces passionnés de mécanique que doivent être les participants du rallye. Explication de Florian Olivier, qui part pour la première fois.
Chaque équipe doit apporter dans ses bagages deux cartables complets, avec trousses, crayons et cahiers, et deux sacs de sport fournis, avec ballons, chaussures, sifflets. Des milliers de kilos de fournitures scolaires seront ainsi acheminés vers les villages pauvres du Maroc. 2000 étudiants participent cette année au rallye
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19.02.2009
Départ blésois du 4L Trophy
Du monde et de l’ambiance sur le parvis de l’ENIVL. Mardi matin c’était le départ officiel des équipes blésoises du 4L Trophy. Ce rallye rassemble tous les ans des milliers d’étudiants pour une semaine d’aventure au Maroc. Pour la douzième édition du rallye, seize blésois dont treize étudiants de l’ENIVL s’alignaient au départ, un record pour l'école !


Reportage PlusFM
Le 4L Trophy est affilié à l'association Enfants du désert. Les participants embarquent dimanche 22 février à Algéciras pour le Maroc. Fin de course le 28 février à Marrakech, retour en Europe le 1er mars.
Bon voyage aux 2000 participants !
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15.02.2009
Romorantin-Lanthenay, au fil du temps
"Pendant la Révolution, il arrivait que les romorantinais manquent de munitions. Ils se rendaient alors au cimetière, et déterraient les ossements pour en faire de la poudre."
L’anecdote est croustillante et David, le guide de l’office du tourisme, savoure l’effet produit. Nous sommes Place de la Paix, et il faut un peu d’imagination pour voir des tombes là où se garent maintenant les voitures. L’imagination se taille pourtant la part du lion, dans cette vieille ville que les multiples bras de la Sauldre divisent en îlots. Sous la passerelle, quelques colverts caquètent. Le long de rives encore sauvages, le saule trempe sa chevelure ; le Grand Meaulne n’est pas loin.
La Sauldre a fait de l’usage. Romorantin-Lanthenay pouvait vaguement rappeler Venise, quand on circulait en barque et que les maisons donnaient sur la rivière. Une seule n’a pas été détruite dans les années 60. Les moulins à foulon ont fleuri sur les berges de cette rivière, en raison de la qualité de son eau ; ces moulins où l’on battait la laine préfiguraient l’arrivée de l’industrie textile dans la région.
Fondée en 1806 par Antoine Normant-Marceille, la manufacture de textile Normant a fonctionné jusqu' en 1969, avant d’être rachetée et
reconvertie par l’usine automobile Matra. Les moulins construits alors fournissaient l’énergie nécessaire à la manufacture. La riche famille Normant a laissé de nombreux souvenirs: l’actuel hôtel de ville avec sa pagode, qui servait de château d’eau ; les tunnels qui permettaient aux Normant de faire le tour du propriétaire sans se mêler à la populace ; la façade de l’usine et sa « porte des béliers ».
Mais ce sont surtout ces vieilles maisons Renaissance à colombages, de briques et de broc, qui émoustillent l’imagination. Nous voilà devant l’hôtel Saint-Pol, à observer les dangereux amusements de François I et ses amis ; le Roy reçoit un tison au visage qui le défigure. Ici c’est le Carroir De l’Orée, maison de bois qui marquait l’entrée de la ville. Le voyageur du soir devait en apprécier la vue. Là c’est une auberge, aux portes hautes pour laisser le passage aux chevaux : il y a quatre ou cinq siècles, la rue devait être pleine des odeurs, des gens qui s’affairaient à quelque chargement, et du pas des sabots sur un sol vierge de goudron.
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04.02.2009
Retour à la vie blésoise
De retour à Blois après de nombreuses années, entre Orléans, Lille et Yaoundé. L'occasion de commencer un blog, dont le lancement demande forcément un peu de temps ; et du temps, ici, on peut en trouver. Du moins en théorie...
Blois est une ville surprenante. Depuis les fastes et paillettes de Jack Lang qui nous a quitté en 2001, nous avons changé de maire à chaque mandat. Nicolas Perruchot, 2001-2008, plus maintenant Marc Gricourt, 2008-20--.
C'est curieux; Blois ne s'est pas réveillée à chaque changement, comme on aurait pu l'espérer. Delphi s'éteind, la caserne s'est retirée, et même la chocolaterie Poulain a quitté les murs, s'enfermant dans une usine comme dans un blockhaus. Les petits commerces éprouvent des difficultés croissantes en centre ville, et ferment les uns après les autres. La délocalisation des cinémas en dehors de la ville, avec la création de Cap Ciné, n'a pas arrangé une vie noctambule à l'état néant. La nuit, à Blois, on dort. Essayez donc d'aller boire un verre en ville après 22 heure, oui, même le samedi. Tenez, sur la place du chateau ils rangeaient déjà les chaises, par une soirée magnifique de juillet 2008, à 21 heure. Pas même un troupeau de japonais pour s'attarder plus d'une courte journée entre deux chateaux de la Loire. De temps à autres, quelques urluberlus brûlent des voitures, dans une tentative de réchauffer l'atmosphère qui ne peut convaincre qu'eux même, et encore. Les eaux ligériennes sont passées sous le pont Jacques Gabriel, depuis l'assassinat du Duc de Guise.
Et pourtant, elles sont grandes les possibilités de cette ville ! "Le gars qui me promet un Mac Do dans le centre ville, je vote pour lui !" déclare un de mes frangins. Mac Do, antenne de l'université d'Orléans, retour de Cap Ciné en centre ville (ne rêvons pas), et quelques mesures fiscales pour attirer les entreprises... ou éviter déjà, le départ de celles qui sont là. "Le directeur du Centre culturel Leclerc était un pote de Perruchot, c'est pour ça qu'il s'est mis en quatre !" me déclare une tête de liste d'un parti d'opposition. Oui, ça se murmure; et bien, il est dommage que Perruchot n'aie pas eu dans son carquois quelques amis supplémentaires !
Et pourtant... en trois semaines de radio, j'ai découvert Blois comme jamais avant : tout est sujet à causerie. L'arrivée d'un nouveau procureur, des élections partielles dans un canton, des lycéens qui manifestent - ou du moins qui essaient. Des ingénieurs en partance pour un rallye marocain, une découverte de Romorantin, capitale de la Sologne. Les petites histoires des gens qui ont fait des choses, dans leur vie, de ceux qui en font encore. Dans cette ville que l'Histoire a laissée, échouée sur les deux rives de la Loire, il y a encore de la vie.
Et tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !
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